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Pédagogie

Programme de DGEMC en terminale générale : année scolaire 2026-2027

Le programme de DGEMC en terminale générale reste celui de 2019 en 2026-2027 : la règle de droit, l'organisation du droit et des questions juridiques contemporaines, 3 heures par semaine, coefficient 2 en contrôle continu.

Eliott
Eliott
6 min
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04.10.2026

Le programme de DGEMC en terminale générale pour l'année scolaire 2026-2027 reste celui de 2019 : une introduction sur ce qu'est le droit, une partie sur son organisation, puis des questions juridiques contemporaines. Trois heures par semaine, une note en contrôle continu, et aucun nouveau texte cette année. Voici les thèmes, les attendus et la façon la plus efficace de travailler cette option.

En un coup d'œil

RepèreCe qu'il faut retenir
NiveauTerminale, voie générale, enseignement optionnel
Intitulé completDroit et grands enjeux du monde contemporain
Année scolaire2026-2027, baccalauréat session 2027
Horaire3 heures par semaine
Texte de référenceArrêté du 19 juillet 2019, NOR MENE1921266A, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019, modifié par l'arrêté du 15 avril 2022
Entrée en vigueurRentrée 2020, toujours applicable en 2026-2027
ÉvaluationContrôle continu, coefficient 2, moyennes annuelles de terminale

Ce qui change pour l'année scolaire 2026-2027

Pour la DGEMC, rien ne change cette année. Le programme applicable reste celui de l'arrêté du 19 juillet 2019, entré en vigueur à la rentrée 2020. Aucun nouveau texte n'a été publié pour cette option, ni pour la rentrée 2026 ni pour la rentrée 2027.

Le texte a seulement été retouché par un arrêté du 15 avril 2022, publié au Journal officiel du 4 mai 2022. La version consolidée vise désormais les terminales générale et technologique. Pour toi, élève de terminale générale, le contenu à connaître ne bouge pas.

Attention à une confusion fréquente. L'EMC, elle, change bien en terminale cette année avec un nouveau programme. Mais l'EMC et la DGEMC sont deux enseignements distincts :

  • EMC : enseignement commun obligatoire, nouveau programme en terminale à la rentrée 2026
  • DGEMC : option facultative, programme de 2019 inchangé
  • Points communs : la réflexion sur les libertés, l'égalité et la vie démocratique
  • Différence clé : la DGEMC entre dans la technique juridique, sources, tribunaux, jurisprudence

Concrètement, les manuels et les ressources publiés depuis 2020 restent valables. Le calendrier du bac change en revanche chaque année, et l'option compte toujours dans ta moyenne de contrôle continu.

Qu'est-ce que le droit ? L'introduction du programme

Tout commence par une question simple en apparence : à quoi sert le droit ? Imagine une cour de lycée sans aucun règlement. Très vite, les conflits se règlent à la force ou à la débrouille. Le droit, c'est précisément ce qui permet de vivre ensemble sans en arriver là.

L'introduction pose deux notions que tu retrouveras toute l'année :

  • Le droit et ses fonctions : organiser la société, protéger les personnes, régler les conflits
  • Les caractéristiques de la règle de droit : générale, abstraite, obligatoire, assortie d'une sanction
  • La distinction avec la morale : une règle morale n'est pas sanctionnée par l'État
  • Le vocabulaire de base : droit objectif, droits subjectifs, sanction, juge

Pourquoi passer du temps sur ces définitions ? Parce qu'elles reviennent dans chaque devoir. Un élève qui sait expliquer en deux phrases pourquoi une règle est « juridique » a déjà gagné en rigueur. C'est aussi la première marche vers le raisonnement juridique attendu en fin d'année.

Comment le droit est-il organisé ? Sources, tribunaux et Europe

La première grande partie répond à une question pratique : d'où vient une règle de droit, et qui la fait appliquer ? C'est la partie la plus structurée du programme, celle qui donne la « carte » du système juridique français.

Thème officielCe qu'on y étudie
1.1 Les sources du droitLa Constitution, les lois, décrets, arrêtés et ordonnances, la jurisprudence, le contrat
1.2 L'organisation judiciaire en FranceOrdre judiciaire et ordre administratif, degrés de juridiction, rôle de la Cour de cassation
1.3 Les relations internationales et le droitL'Union européenne et l'internationalisation du droit

Le cœur de cette partie, c'est la hiérarchie des normes. Une loi ne peut pas contredire la Constitution, un décret ne peut pas contredire une loi. Cette idée, formalisée par le juriste Hans Kelsen, permet de comprendre pourquoi un texte peut être annulé par un juge.

La jurisprudence surprend souvent les élèves. Comment une décision de justice peut-elle créer du droit ? En interprétant les textes, les juges fixent des solutions que les autres tribunaux suivent ensuite. C'est l'occasion de lire de vraies décisions, courtes et souvent plus claires qu'on ne le croit.

Enfin, l'Europe occupe une place importante. Le droit de l'Union s'impose aux États membres, et la Convention européenne des droits de l'homme protège les libertés au-delà des frontières. Bien distinguer ces deux Europe est un attendu classique.

Des questions juridiques contemporaines : la partie la plus vivante

Deuxième grande partie, changement de rythme. On quitte l'architecture du système pour des débats qui font l'actualité. Le programme propose cinq thèmes, et le professeur en choisit au moins trois.

Thème officielExemples de questions travaillées
2.1 Les sujets de droitsQui a des droits ? Personnes physiques, personnes morales, statut de l'animal
2.2 Liberté, égalité, fraternitéLiberté d'expression, lutte contre les discriminations, solidarité
2.3 Personne et familleMariage, filiation, protection de l'enfant
2.4 L'entreprise et le droitCréation d'entreprise, droit du travail, responsabilité
2.5 Création et technologies numériquesPropriété intellectuelle, données personnelles, réseaux sociaux

La règle des trois thèmes au moins a une conséquence directe : deux classes de DGEMC n'étudient pas forcément les mêmes sujets. Renseigne-toi dès septembre sur les choix de ton professeur, pour ne pas réviser à côté.

Cette partie se prête aux débats et aux études de cas. Une photo publiée sans accord, un contrat de travail rompu, une décision sur la liberté de manifester : chaque thème part d'une situation concrète. Ton travail consiste à identifier le problème juridique, les règles applicables, puis à proposer une solution argumentée.

C'est souvent là que l'option révèle des vocations. Beaucoup d'élèves découvrent en DGEMC qu'ils aiment argumenter, chercher la faille d'un raisonnement, défendre une position. Autant de qualités qui servent bien au-delà du droit.

Les attendus de fin d'année et l'évaluation au bac

La DGEMC ne donne lieu à aucune épreuve écrite en juin. L'option est évaluée en contrôle continu, à partir des moyennes annuelles inscrites sur tes bulletins de terminale.

  • Mode d'évaluation : contrôle continu, sans épreuve terminale
  • Coefficient : 2, l'option n'étant suivie qu'en terminale
  • Calcul : ce coefficient s'ajoute aux 100 coefficients des enseignements obligatoires
  • Candidats individuels : une évaluation ponctuelle remplace les moyennes
  • Parcoursup : l'option apparaît dans ton dossier, un atout pour les filières de droit et de science politique

En fin d'année, on attend que tu saches définir les notions du programme avec précision, situer une règle dans la hiérarchie des normes et résoudre un cas pratique simple. La méthode compte autant que les connaissances : problème posé, règle rappelée, application aux faits, conclusion.

Cette méthode est exactement celle des premières semaines de licence de droit. Un élève qui l'a pratiquée toute l'année arrive à l'université avec un vrai temps d'avance, et le sait.

Le piège classique : croire que la DGEMC est une option « facile » où il suffit d'avoir des opinions sur l'actualité. Un avis sans règle de droit pour l'appuyer ne vaut presque rien en copie. Autre erreur fréquente : confondre DGEMC et EMC, et réviser avec les ressources du nouveau programme d'EMC, qui ne concernent pas l'option.

Comment Eliott t'aide sur ce programme

Eliott part de ton cours, pas d'un contenu générique. Tu déposes tes chapitres de DGEMC, et Eliott les transforme en espace de révision personnalisé : des fiches par thème, des flashcards pour le vocabulaire juridique et la hiérarchie des normes, des quiz pour vérifier tes acquis et des cas pratiques pour t'entraîner.

Bloqué sur un cas pratique ou sur la différence entre deux juridictions ? Eliott te guide étape par étape, sans te donner la réponse toute faite, pour que tu construises toi-même le raisonnement. De courtes séances régulières, adaptées à ton rythme, consolident tes moyennes de contrôle continu tout au long de l'année.

En résumé

Le programme de DGEMC en terminale générale reste celui de 2019 pour l'année 2026-2027 : une introduction sur la règle de droit, l'organisation du droit, puis au moins trois questions juridiques contemporaines. Trois heures par semaine et un coefficient 2 en contrôle continu.

C'est une option qui apprend à raisonner, à argumenter et à comprendre le monde qui t'entoure. Pour voir comment elle s'articule avec les spécialités et le tronc commun, le programme complet de terminale générale pour l'année scolaire 2026-2027 donne la vue d'ensemble.

Questions fréquentes

Le programme de DGEMC change-t-il en 2026-2027 ?

Non. Le texte applicable reste l'arrêté du 19 juillet 2019, publié au BO spécial n° 8, modifié en 2022 sans incidence sur les contenus étudiés en terminale générale. Aucun nouveau programme n'a été publié pour l'option. Seul le programme d'EMC, enseignement distinct, change en terminale à cette rentrée.

Faut-il viser des études de droit pour choisir la DGEMC ?

Non, même si l'option est très appréciée des futurs juristes. Elle intéresse aussi les élèves attirés par la science politique, le journalisme, les écoles de commerce ou les concours administratifs. Elle développe l'argumentation écrite et orale, utile dans presque toutes les filières du supérieur.

Combien de temps faut-il travailler chaque semaine ?

En plus des 3 heures de cours, compter environ une heure de travail personnel. L'idéal : relire le cours le jour même, apprendre les définitions clés et refaire un cas pratique. Suivre l'actualité juridique quelques minutes par semaine aide aussi à trouver des exemples pertinents en copie.

La DGEMC compte-t-elle vraiment pour le bac ?

Oui. L'option pèse un coefficient 2, ajouté aux 100 coefficients des enseignements obligatoires. Une bonne moyenne peut donc faire monter ta note finale. Elle apparaît aussi dans ton dossier Parcoursup, où les formations de droit et de science politique la regardent avec attention.

Comment un parent peut-il accompagner son enfant ?

En discutant avec lui d'une actualité : une loi votée, un procès médiatisé, une décision européenne. Lui demander quelle règle s'applique et pourquoi est un excellent entraînement. Inutile d'être juriste soi-même : l'essentiel est de l'amener à justifier ses réponses par des arguments précis.

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