Le programme de philosophie en terminale générale pour l'année scolaire 2026-2027 : 17 notions, une vingtaine de repères, trois œuvres suivies.

La philosophie arrive d'un coup, en une seule année, et elle ne ressemble à rien de ce que tu as connu avant. Le programme de philosophie en terminale générale pour l'année scolaire 2026-2027 tient en 17 notions et une vingtaine de repères, pour la voie générale. Peu de contenu, beaucoup d'exigence : voici ce qu'il faut savoir, et comment t'y prendre dès septembre.
| Voie concernée | Terminale générale, voie générale. La voie technologique suit un programme allégé, avec 8 notions |
| Horaire hebdomadaire | 4 heures par semaine, tronc commun |
| Texte de référence | Programme de philosophie de terminale, arrêté du 17 juillet 2019, publié au BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019 |
| Ce qui change en 2026-2027 | Rien dans le programme. Il s'applique sans modification depuis la rentrée 2020 |
| Épreuve du bac | Écrit terminal de 4 heures, coefficient 8, autour du 15 juin 2027 |
Côté programme, rien. Le texte en vigueur reste celui du BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019, appliqué en terminale depuis la session 2021. Les 17 notions, les repères et la liste d'auteurs sont identiques à ceux de l'an dernier.
Ce qui bouge, c'est plutôt le contexte autour de la philosophie. En terminale générale, deux enseignements de spécialité pèsent chacun un coefficient 16, la philosophie 8 et le grand oral 8. Autrement dit, la philosophie représente à elle seule 8 points sur les 100 du baccalauréat, autant que le grand oral. Ce n'est pas une matière secondaire.
Autre évolution à garder en tête : les épreuves de spécialité se déroulent avant la philosophie, à la mi-juin. Beaucoup d'élèves relâchent après les spécialités et arrivent épuisés à l'épreuve de philosophie. C'est une erreur de calendrier qui coûte cher chaque année.
Enfin, le calendrier officiel de la session 2027 paraîtra par note de service à l'automne 2026. Les dates données ici sont les fenêtres de référence issues du calendrier 2026, elles seront confirmées à ce moment-là.
Le programme de la voie générale repose sur 17 notions, rapportées à trois perspectives : l'existence et la culture, la morale et la politique, la connaissance. Le texte officiel précise qu'une même notion peut être travaillée sous plusieurs perspectives, donc le tableau ci-dessous est indicatif, pas rigide.
| Perspective | Notions rattachées | Ce que l'on te demande |
|---|---|---|
| L'existence et la culture | L'art, le bonheur, la conscience, l'inconscient, la nature, la religion, le temps, le travail | Interroger l'expérience vécue et les productions humaines |
| La morale et la politique | Le devoir, l'État, la justice, la liberté | Distinguer le fait et le droit, le légal et le légitime |
| La connaissance | Le langage, la raison, la science, la technique, la vérité | Examiner les conditions et les limites du savoir |
Dix-sept notions pour une année, cela paraît peu. C'est un piège. Chaque notion ouvre sur des problèmes, des distinctions et des auteurs, et personne n'attend de toi que tu récites une définition. Ce qui est évalué, c'est ta capacité à problématiser, c'est-à-dire à montrer qu'une question évidente ne l'est pas tant que ça.
Un conseil de méthode dès septembre : pour chaque notion, note dans un carnet une question, une distinction et un exemple. Trois lignes, pas plus. En juin, ce carnet vaudra tous les manuels du monde.
Le programme ajoute une vingtaine de repères, des couples conceptuels qui servent d'outils de précision. Ils ne sont pas décoratifs : bien employés, ils font gagner des points, parce qu'ils prouvent au correcteur que tu distingues au lieu de raconter.
À côté des notions et des repères, le programme impose l'étude d'œuvres suivies. En voie générale, ton professeur doit en traiter trois, choisies dans la liste d'auteurs officielle, chacune relevant d'une période différente.
Ces œuvres sont ton meilleur atout. Un candidat qui cite trois auteurs vus en cours, précisément, l'emporte toujours sur un candidat qui saupoudre dix noms appris la veille.
L'épreuve de philosophie est un écrit terminal, commun à tous les élèves de la voie générale. Tu as le choix entre trois sujets : deux dissertations et une explication de texte. Un seul est à traiter.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Nature | Écrit, 3 sujets au choix : 2 dissertations, 1 explication de texte |
| Durée | 4 heures |
| Coefficient | 8 en voie générale, sur les 60 % d'épreuves terminales |
| Fenêtre de passage | Autour du 15 juin 2027, après les épreuves de spécialité des 16 au 18 juin en 2026 |
| Résultats | Début juillet 2027, avec l'ensemble des épreuves du bac |
Quatre heures, c'est long, et c'est le vrai sujet d'entraînement de l'année. Un devoir de trois heures fait en classe ne t'apprend pas à tenir quatre heures. Fais au moins deux dissertations complètes en temps réel avant les vacances de printemps.
Le piège classique. La dissertation qui répond à la question dès l'introduction. Tu écris « le bonheur est le but de la vie humaine », puis tu passes trois heures à le justifier. Résultat : un devoir cohérent, bien écrit, et noté 7. La dissertation de philosophie n'est pas un plaidoyer, c'est un parcours. Le correcteur attend que tu montres pourquoi la question se pose, pas que tu la tranches à la première ligne.
Eliott travaille à partir de ton cours, celui de ton professeur, avec ses définitions, ses exemples et les œuvres qu'il a choisies. Tu déposes tes notes et Eliott en construit un espace de révision sur mesure :
En philosophie, où tout dépend de la manière dont la notion a été abordée en classe, cette personnalisation change tout.
Quand tu bloques sur un sujet, Eliott ne rédige pas ton devoir à ta place. Il te fait chercher la tension du sujet, te demande quel repère éclaire la question, t'aide à formuler une problématique qui tienne debout.
Tu construis ton raisonnement toi-même, séance après séance, et tu gagnes l'autonomie que l'épreuve exige. C'est la même méthode qui te servira au grand oral, où l'on te demandera encore de penser à voix haute.
La philosophie n'est pas une matière que l'on rattrape en mai. Elle se travaille par petites doses, en notant ses questions, en relisant les textes vus en classe, en s'entraînant à écrire. Le programme ne change pas cette année, donc tu peux t'appuyer sans hésiter sur les ressources et les annales existantes.
Si tu trouves les premières semaines déroutantes, sache que c'est le cas de presque tout le monde. Personne n'arrive en terminale en sachant disserter. Cela s'apprend, et neuf mois suffisent largement. Pour situer la philosophie dans ton année complète, entre les spécialités et le grand oral, va voir le programme de terminale générale pour l'année scolaire 2026-2027.
Non. Le programme applicable reste celui de l'arrêté du 17 juillet 2019, publié au BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019. Les 17 notions de la voie générale, les repères et la liste d'auteurs sont inchangés pour l'année scolaire 2026-2027.
Dix-sept notions en voie générale, contre huit en voie technologique. Elles sont rapportées à trois perspectives : l'existence et la culture, la morale et la politique, la connaissance. Une même notion peut relever de plusieurs perspectives.
Coefficient 8 en voie générale, sur un total de 100. C'est autant que le grand oral, et la moitié d'un enseignement de spécialité, qui pèse 16. L'épreuve dure 4 heures et se déroule à la mi-juin.
Trente à quarante-cinq minutes par semaine suffisent si elles sont régulières. Relis le cours de la semaine, reformule une notion avec tes mots, note une question. C'est la régularité qui construit la capacité à problématiser, pas le bachotage de juin.
Demandez-lui d'expliquer une notion à voix haute, sans jargon, comme à un enfant de dix ans. S'il y arrive, elle est comprise. S'il récite, elle ne l'est pas. Ce test simple ne demande aucune connaissance philosophique de votre part.
Le programme de l'année scolaire 2026-2027, matière par matière :
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