Le nouveau programme d'EMC en terminale générale s'applique pour la première fois en 2026-2027 : la vie démocratique, les deux entrées, 18 heures et le coefficient 2 au bac.

Le programme d'EMC en terminale générale change pour l'année scolaire 2026-2027, et cette fois c'est une vraie rupture. La terminale de la voie générale est le dernier niveau à basculer sur le texte de 2024. Exit « la démocratie, les démocraties » : place à la fabrique concrète de la décision. Voici ce qui t'attend cette année, et pourquoi ce programme est plus utile qu'il n'en a l'air.
| Voie concernée | Terminale générale, voie générale. Le programme est identique en voie technologique, seuls les horaires diffèrent. |
| Horaire | 18 heures annuelles, soit environ 30 minutes par semaine, souvent en groupe à effectif réduit |
| Texte de référence | Arrêté du 29 mai 2024 (MENE2413934A), BO n° 24 du 13 juin 2024, première année d'application en terminale |
| Thème de l'année | La vie démocratique : débat, délibération et prise de décision |
| Évaluation au bac | Contrôle continu uniquement, coefficient 2 au total (1 en première, 1 en terminale) sur 100 |
| Ce qui change en 2026-2027 | Le programme de 2019 est abrogé. Nouveau thème, nouvelles notions, nouvelle architecture |
C'est la bascule, et elle est nette. Le programme d'EMC publié au BO n° 24 du 13 juin 2024 est entré en vigueur niveau par niveau : seconde en 2024, première en 2025, terminale à la rentrée 2026. L'arrêté du 19 juillet 2019, qui fixait l'ancien programme de terminale, est abrogé.
Le changement ne porte pas seulement sur les intitulés. C'est la logique même de la matière qui se déplace.
| Programme de 2019 | Programme de 2024, en vigueur cette année |
| Thème : La démocratie, les démocraties | Thème : La vie démocratique : débat, délibération et prise de décision |
| Axe 1 : fondements et expériences de la démocratie | Entrée 1 : les principes et les espaces du débat démocratique |
| Axe 2 : repenser et faire vivre la démocratie | Entrée 2 : la délibération dans les institutions |
| Approche historique et philosophique : Athènes, Rousseau, Tocqueville, les transitions démocratiques | Approche procédurale : comment une loi se vote, comment un consensus se construit |
| Le professeur choisissait au moins deux « domaines » parmi six ou sept | Les contenus d'enseignement sont prescrits, seules les démarches restent au choix |
En clair, on passe d'un programme qui demandait « qu'est-ce que la démocratie ? » à un programme qui demande « comment une décision démocratique se fabrique-t-elle, concrètement ? ». La laïcité, très présente en terminale en 2019, quitte ce niveau : elle est désormais traitée en amont, du CM2 à la seconde.
Le programme annonce que la terminale « parachève l'éducation à la citoyenneté active ». La formule est solennelle, l'idée est simple : après trois années de lycée, il s'agit de comprendre comment on discute, comment on tranche, et pourquoi une décision prise à l'issue d'un débat est plus solide qu'une décision imposée.
Deux entrées structurent l'année, de 9 heures chacune, et chacune se lit en trois colonnes : les notions abordées, les contenus d'enseignement prescrits, puis les démarches laissées à l'initiative du professeur.
Deux notions portent la mention « vue en 3ème » : l'opinion publique et la citoyenneté active. Le programme assume une logique spiralaire du CP à la terminale, où l'on reprend des notions déjà croisées pour les approfondir.
Le point de départ est constitutionnel. Les partis politiques garantissent le pluralisme, c'est écrit noir sur blanc à l'article 4 de la Constitution de 1958. Le programme reconnaît d'ailleurs que leur rôle est aujourd'hui contesté, ce qui donne matière à débat.
| Notion | Ce qu'il faut savoir en dire |
| Éthique de la discussion | Toute prise de parole doit être vraie, juste au regard des normes sociales, et sincère. C'est l'apport de Karl-Otto Apel et de Jürgen Habermas. |
| Opinion publique | Elle s'exprime par les médias, mais aussi par la pétition et par la manifestation, liberté inscrite dans le droit français depuis 1935. |
| Démocratie participative | Conventions citoyennes, consultations, budgets participatifs. Et, dans les lycées, la démocratie scolaire citée explicitement par le programme. |
| Société numérique | Les réseaux sociaux mettent les discours experts en concurrence avec les discours individuels, amplifiés par la technologie. |
C'est l'angle le plus intéressant du nouveau programme, et le plus utile hors du lycée. Le livret d'accompagnement publié par eduscol oppose frontalement la culture du débat à la « culture du clash », et met en garde à la fois contre le relativisme, où toutes les opinions se vaudraient, et contre le dogmatisme, où aucune ne serait discutable.
Concrètement, tu vas apprendre à distinguer une opinion d'un argument, à identifier ce qui rend une source crédible, et à accepter qu'un désaccord puisse être fécond. Ce sont des réflexes qui servent en philosophie, en histoire-géographie, au grand oral, et bien au-delà.
La seconde moitié de l'année descend dans la mécanique. Le programme prescrit l'étude du parcours d'une loi, étape par étape.
Deux notions dominent cette entrée. La légitimité d'abord : les représentants qui délibèrent la tirent de l'élection, et le débat est précisément ce qui fonde la légitimité de la décision prise. Le choix entre consensus et majorité ensuite, qui n'a rien d'anodin : une décision prise à l'unanimité et une décision arrachée à 51 % n'ont pas la même autorité.
Le livret d'accompagnement propose des supports très concrets : le vote de la loi de finances, la transposition du règlement européen sur les services numériques, ou encore un projet de modélisation des Nations unies, où chaque élève incarne un État et négocie une résolution.
Une chose à savoir tout de suite : il n'y a aucune épreuve terminale d'EMC au baccalauréat. Aucun sujet, aucune convocation, et l'EMC ne peut pas non plus servir de support au grand oral.
| Mode d'évaluation | Contrôle continu, moyennes annuelles des bulletins |
| Coefficient | 2 au total : 1 en première et 1 en terminale, sur 100 coefficients |
| Part du contrôle continu au bac | 40 % de la note finale, épreuves terminales 60 % |
| Harmonisation | Moyennes validées en conseil de classe, ajustables par la commission académique |
Coefficient 2, c'est modeste. C'est aussi le coefficient le plus facile à sécuriser de tout le baccalauréat : quelques évaluations dans l'année, un programme court, aucune surprise le jour J. Laisser filer sa moyenne d'EMC, c'est perdre des points gratuits.
Sur la forme, les professeurs évaluent en général au moins trois fois dans l'année, dont un travail collectif ou de recherche et une évaluation portant sur la participation à un débat, où comptent la qualité de l'expression orale et la solidité de l'argumentation. Il ne s'agit jamais d'une note de comportement.
Le piège classique. Traiter l'EMC comme une matière d'opinion où l'on peut improviser. Le nouveau programme est beaucoup plus exigeant que l'ancien sur les contenus : les notions sont prescrites, le vocabulaire est précis, et une copie qui confond légitimité et légalité, ou consensus et unanimité, se voit immédiatement. Une demi-heure de fiches par trimestre suffit à éviter ce piège.
L'EMC a un défaut structurel : trente minutes par semaine, des séances espacées, et un cours qui finit en feuilles éparpillées.
Eliott transforme ce cours en espace de révision personnalisé. Tu déposes ou photographies tes notes sur la délibération parlementaire ou sur l'éthique de la discussion, et Eliott en tire une fiche structurée, des flashcards sur les notions et les références, un quiz et des exercices, calés sur ton cours réel et non sur un programme générique.
Pour le débat argumenté, l'accompagnement va plus loin. Quand tu prépares une position sur une convention citoyenne ou sur le rôle des partis, Eliott ne te livre pas un corrigé : il t'aide à structurer ton argumentation, à repérer la notion qui manque et à anticiper les objections.
C'est exactement la compétence que le programme place au centre. Elle te servira aussi en philosophie, en histoire-géographie et au grand oral.
Ce nouveau programme d'EMC est plus court, plus dense et nettement plus concret que celui qu'il remplace. On y parle moins d'Athènes et davantage de navette parlementaire, moins de grands penseurs et davantage de la manière dont une décision se construit. Pour une année de terminale déjà chargée, ce n'est pas un mal.
Deux entrées, dix-huit heures, un vocabulaire limité mais exigeant, un coefficient 2 facile à sécuriser. Relis ta fiche après chaque séance et tu n'auras plus à y penser en juin. Pour situer l'EMC dans l'ensemble de l'année, tu peux consulter notre programme complet de terminale générale pour l'année scolaire 2026-2027.
Non. L'EMC est évalué exclusivement en contrôle continu, par les moyennes annuelles des bulletins de première et de terminale. Il n'existe aucun sujet d'examen d'EMC, et la matière ne peut pas servir de support au grand oral.
Coefficient 2 au total sur 100 : 1 point de coefficient en première et 1 en terminale. C'est peu comparé aux spécialités, mais c'est un coefficient sans aléa, entièrement joué sur des évaluations connues à l'avance.
Oui. La terminale bascule sur le programme du BO n° 24 du 13 juin 2024 à la rentrée 2026, après la seconde en 2024 et la première en 2025. L'ancien programme de 2019, centré sur « la démocratie, les démocraties », est abrogé.
Très peu, à condition d'être régulier. Dix minutes après chaque séance pour relire la fiche et redéfinir les notions suffisent. Le programme ne compte que deux entrées et une vingtaine de notions à maîtriser sur l'année.
Indirectement. La moyenne d'EMC apparaît sur les bulletins transmis aux formations, et l'appréciation du professeur peut valoriser une participation solide aux débats. C'est surtout un signal de sérieux et d'ouverture, apprécié dans les formations juridiques et politiques.
Le programme de l'année scolaire 2026-2027, matière par matière :
L'IA éducative spécialisée sur les programmes officiels, du collège au supérieur. Sur le web et sur mobile.
Essayer gratuitement