Blog/
Pédagogie

Programme de spécialité cinéma-audiovisuel en première : année scolaire 2026-2027

La spécialité cinéma-audiovisuel en première générale pour 2026-2027 : 5 axes, 4 questionnements, pratique de création et évaluation au bac.

Eliott
Eliott
6 min
de lecture
·
22.10.2026

Tu adores les films et tu as choisi la spécialité cinéma-audiovisuel ? Voici le programme de la spécialité cinéma-audiovisuel en première générale pour l'année scolaire 2026-2027 : les axes d'étude, les quatre questionnements, la pratique de création et l'évaluation. Ici, on ne se contente pas de regarder des films. On apprend à les analyser, puis à en fabriquer, avec un vrai regard d'auteur.

En un coup d'œil

RepèreCe qu'il faut retenir
Niveau et voiePremière générale, enseignement de spécialité arts, discipline cinéma-audiovisuel
Année scolaire2026-2027, programme inchangé
Texte de référenceArrêté du 17 janvier 2019, NOR MENE1901567A, BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019, en vigueur depuis la rentrée 2019
Horaire4 h par semaine (6 h en terminale)
Contenu5 axes d'étude et 4 questionnements
ÉvaluationContrôle continu, coefficient 8, si tu l'abandonnes ; épreuve terminale, coefficient 16, si tu la gardes

Ce qui change pour l'année scolaire 2026-2027

Le programme de première ne change pas : c'est toujours celui de 2019. Il n'existe pas de programme limitatif de films en première : celui-ci ne concerne que la terminale.

Ce qui évolue, c'est l'épreuve de terminale, que tu passeras si tu gardes la spécialité. La note de service du 11 septembre 2026 (MENE2622657N, BO spécial n° 4 du 17 septembre 2026) la redéfinit dès la session 2027 :

  • un écrit de 3 h 30 : analyse d'un extrait de film, puis réécriture créative ou réflexion sur un corpus ;
  • un oral de 30 minutes autour de ton projet de création et de ton carnet de création ;
  • un candidat sans travail pratique ne peut pas dépasser 10 sur 20 à l'oral.

Élève de première en 2026-2027, tu passeras cette épreuve à la session 2028. C'est dès cette année que tu construis les bases.

Les cinq axes d'étude du programme

Le programme s'organise autour de cinq axes. Ce ne sont pas des chapitres à suivre dans l'ordre, mais des angles pour regarder un film.

AxeLa question qu'il pose
Émotion(s)Comment un film fait-il rire, pleurer, sursauter ?
Motifs et représentationsQuelles figures, quels décors, quels personnages reviennent d'un film à l'autre ?
ÉcrituresComment un scénario, un découpage, un montage construisent-ils le récit ?
Histoire(s) et techniquesComment les inventions techniques ont-elles transformé le cinéma ?
Économie(s)Qui produit, finance et distribue les films ?

Regarder autrement

Tu as sûrement déjà vu une scène de poursuite. Mais t'es-tu demandé pourquoi elle te tient en haleine ? Le montage s'accélère, la musique monte, les plans se resserrent. L'axe Émotion(s) t'apprend à repérer ces choix. Une fois qu'on les voit, on ne regarde plus jamais un film de la même façon.

Les quatre questionnements de première

En première, ton professeur combine librement quatre questionnements. Chacun relie un ou deux axes à un objet d'étude précis.

QuestionnementAxes mobilisésExemple de travail
Les genres cinématographiques, de la production à la réceptionÉmotion(s), Motifs et représentationsComparer les codes du western, du film d'horreur ou de la comédie musicale
Être auteur, de l'écriture de scénario au final cutÉcrituresSuivre un film du scénario au montage final
Une technique dans son histoireHistoire(s) et techniquesÉtudier l'arrivée du son, de la couleur ou du numérique
Les studiosÉconomie(s)Comprendre le fonctionnement d'Hollywood ou des studios européens

Le genre, une porte d'entrée idéale

Les genres sont souvent le premier questionnement abordé, car tout le monde en connaît. Lina, en première à Toulouse, a choisi d'étudier le film de science-fiction. En comparant trois œuvres de décennies différentes, elle a compris comment un genre évolue avec son époque. Un exercice qu'elle a ensuite transformé en court métrage.

Être auteur, un vrai métier

Qui décide vraiment de ce qu'on voit à l'écran : le réalisateur, le producteur, le monteur ? Le final cut, c'est le droit de valider la version définitive. Ce questionnement t'apprend que le cinéma est un art collectif, fait de choix et de négociations.

Une technique qui change tout

L'arrivée du son à la fin des années 1920 a bouleversé le cinéma : certaines stars du muet ont disparu, de nouveaux genres comme la comédie musicale sont nés. Le numérique a provoqué une révolution comparable au début des années 2000. Ce questionnement t'apprend qu'une innovation technique n'est jamais neutre : elle transforme la façon de filmer, de jouer et même de raconter.

Les studios, une usine à rêves

Derrière chaque film, il y a une économie. Les grands studios hollywoodiens des années 1930 à 1950 produisaient des dizaines de films par an, avec des acteurs sous contrat et des équipes permanentes. Aujourd'hui, les plateformes de streaming ont redistribué les cartes. Comprendre qui finance et qui décide t'aide à lire un film autrement, et à repérer pourquoi certaines œuvres se ressemblent tant.

Ces quatre questionnements se croisent sans cesse. Un même film, un western des années 1950 par exemple, peut être étudié comme un genre, comme l'œuvre d'un auteur, comme le produit d'un studio et comme le témoin d'une technique, le Technicolor. C'est cette richesse qui rend la spécialité si stimulante.

La pratique de création et le partenariat

La spécialité cinéma-audiovisuel est aussi un enseignement de pratique. Tu écris, tu filmes, tu montes, souvent en petit groupe.

  • Écrire : synopsis, scénario, découpage technique, storyboard.
  • Tourner : cadrer, éclairer, diriger des acteurs, enregistrer le son.
  • Monter : choisir les plans, construire le rythme, mixer.
  • Garder trace : le carnet de création documente tes choix, comme le carnet de bord en théâtre.

Les projets avancent souvent par étapes : un exercice court de une à deux minutes en début d'année, puis un projet plus ambitieux au printemps. Chaque étape t'apprend une compétence nouvelle, et chaque erreur de tournage devient une leçon pour le projet suivant. Personne n'attend un chef-d'œuvre : on attend une démarche réfléchie.

L'enseignement s'appuie sur un partenariat avec une structure culturelle : salle de cinéma, festival, professionnels de l'image. Rencontrer un monteur ou un chef opérateur est souvent l'un des meilleurs souvenirs de l'année.

Les attendus de fin d'année et l'évaluation

À la fin de la première, tu choisis les deux spécialités que tu gardes en terminale. Deux cas se présentent.

Ton choixÉvaluationCoefficient
Tu abandonnes la spécialité en fin de premièreMoyennes de première, en contrôle continu8
Tu la gardes en terminaleÉpreuve terminale : écrit de 3 h 30 et oral de 30 min, session 202816
Le piège classique : croire que regarder beaucoup de films suffit. Sans vocabulaire précis (plan, champ-contrechamp, raccord, hors-champ) et sans méthode d'analyse, les copies restent descriptives. Et sans travail pratique régulier, l'oral de terminale est plafonné. Il faut regarder, nommer et créer.

Comment Eliott t'aide sur ce programme

L'analyse filmique demande de la méthode et un vocabulaire solide. Eliott transforme tes notes de cours en espace de révision personnalisé : des fiches par questionnement, des flashcards pour le vocabulaire technique, des quiz pour vérifier tes repères d'histoire du cinéma.

Tu peux aussi t'entraîner sur des exercices d'analyse de séquence et structurer tes idées, sans qu'Eliott écrive à ta place. Il t'aide à organiser ton année de première entre tes spécialités et l'épreuve anticipée de français. Tu progresses en autonomie, avec un accompagnement bienveillant.

Conclusion

En 2026-2027, la spécialité cinéma-audiovisuel de première garde le programme de 2019 : cinq axes, quatre questionnements et une pratique de création au cœur de l'année. C'est une spécialité exigeante, mais passionnante pour qui aime les images.

Pour voir comment elle s'articule avec tes autres enseignements, consulte notre programme complet de première générale pour l'année scolaire 2026-2027. La spécialité arts compte d'autres disciplines : découvre aussi le programme de spécialité théâtre en première, celui de musique et celui d'arts plastiques.

Questions fréquentes

Faut-il savoir filmer pour choisir cette spécialité ?

Non. Le programme part de zéro pour la pratique : cadrage, prise de son, montage s'apprennent en classe. Ce qui compte, c'est la curiosité et l'envie de créer. Un smartphone et un logiciel de montage gratuit suffisent pour s'entraîner chez soi.

Y a-t-il des films imposés en première ?

Non. Le programme limitatif de films ne concerne que la terminale. En première, ton professeur choisit librement les œuvres étudiées pour traiter les quatre questionnements. Tu découvriras le programme limitatif si tu gardes la spécialité.

Comment la spécialité compte-t-elle au bac ?

Si tu l'abandonnes en fin de première, tes moyennes comptent en contrôle continu, avec un coefficient 8. Si tu la gardes, tu passes en terminale une épreuve écrite et orale, coefficient 16, à la session 2028.

Combien de temps de travail personnel prévoir ?

Compte une à deux heures par semaine en plus des 4 heures de cours : voir des films, compléter ton carnet de création, avancer sur les projets. Les périodes de tournage et de montage demandent un peu plus de temps.

Comment un parent peut-il accompagner son enfant ?

En allant au cinéma avec lui, puis en discutant d'une scène marquante : pourquoi ce cadrage, cette musique ? Accepter de jouer un petit rôle ou de prêter le salon pour un tournage fait aussi plaisir et aide concrètement.

Les autres matières de première générale

Essayez Eliott gratuitement pendant 7 jours

L'IA éducative spécialisée sur les programmes officiels, du collège au supérieur. Sur le web et sur mobile.

Essayer gratuitement
7 jours d'essai offerts · Sans engagement · Résiliable à tout moment