Les huit rubriques du programme de spécialité NSI en première générale pour l'année scolaire 2026-2027, la nouvelle épreuve terminale écrite et pratique, et les dates à retenir.

Le programme de spécialité NSI en première pour l'année scolaire 2026-2027 couvre huit rubriques, du binaire aux algorithmes gloutons. C'est une spécialité de la voie générale, exigeante mais très concrète : on y programme réellement, en Python. Voici le contenu exact, ce qui change cette rentrée du côté de l'épreuve, et les échéances à noter dès maintenant.
| Niveau et voie | Première générale, spécialité au choix parmi trois |
| Horaire hebdomadaire | 4 h en première, 6 h en terminale |
| Texte de référence | Arrêté du 17 janvier 2019, NOR MENE1901633A, BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019, applicable depuis la rentrée 2019 |
| Structure | 8 rubriques, dont une transversale sur l'histoire de l'informatique |
| Langage | Python 3, avec au moins un quart de l'horaire annuel consacré aux projets |
| Évaluation | Coefficient 8 en contrôle continu si la spécialité est abandonnée en fin de première, 16 à l'épreuve terminale si elle est conservée |
| Session de bac concernée | Session 2028 pour un élève entrant en première en septembre 2026 |
Le programme lui-même ne bouge pas. Le texte de 2019 reste seul applicable : aucun arrêté de refonte de la NSI n'a été publié, et les réécritures en cours portent sur les mathématiques du lycée et sur le cycle 4, jamais sur cette spécialité.
Ce qui a changé, en revanche, c'est l'épreuve terminale. Une note de service du 4 juillet 2025, parue au Bulletin officiel n° 31 du 21 août 2025, a remplacé celle de février 2020. Elle s'applique depuis la session 2026, donc à toi si tu gardes la NSI en terminale.
Attention : beaucoup de sites diffusent encore l'ancienne répartition en 12 et 8 points. Elle n'est plus d'actualité.
Deuxième nouveauté qui te concerne cette année : l'épreuve anticipée de mathématiques en fin de première. Elle s'adresse à tous les élèves de la voie générale, y compris ceux de NSI qui ne suivent pas la spécialité mathématiques. Dans ce cas, le sujet porte sur le tronc commun.
Trois rubriques du programme tournent autour d'une même question : comment une machine stocke-t-elle une information ?
On part du plus bas niveau. Écriture d'un entier positif dans une base b, représentation d'un entier relatif en binaire par le complément à deux, approximation des réels par les nombres flottants, valeurs booléennes et tables de vérité. Puis les encodages de caractères : ASCII, ISO-8859-1, Unicode.
C'est la rubrique qui explique pourquoi, en Python, 0.1 + 0.2 ne vaut pas exactement 0.3. Une bizarrerie qui cesse d'en être une dès qu'on a compris le flottant.
Viennent ensuite les structures : p-uplets et p-uplets nommés, tableaux indexés, tableaux construits en compréhension, tableaux de tableaux pour les matrices, et dictionnaires avec leurs méthodes de parcours par clés, valeurs et couples.
La rubrique traitement de données en tables met tout cela au travail sur des données réelles : importer un fichier CSV, rechercher selon des critères logiques, repérer les doublons, trier selon une colonne, fusionner deux tables. C'est la partie du programme la plus proche de ce que fait un analyste de données au quotidien.
| Rubrique | Ce qu'il faut savoir faire |
| Types et valeurs de base | Convertir en base b, coder un relatif, expliquer un encodage de caractères |
| Types construits | Manipuler tableaux, tableaux de tableaux et dictionnaires |
| Données en tables | Importer un CSV, rechercher, trier, fusionner deux tables |
| Langages et programmation | Écrire une fonction spécifiée, la documenter, la tester |
| Algorithmique | Tris, recherche dichotomique, gloutons, k plus proches voisins |
| Architectures et systèmes | Modèle de von Neumann, réseaux, ligne de commande, droits d'accès |
C'est le cœur de la spécialité, et ce sur quoi l'épreuve pratique de terminale porte directement.
Les constructions élémentaires d'abord : séquence, affectation, conditionnelle, boucles bornées et non bornées, appels de fonctions. Puis la notion de spécification d'une fonction, avec ses préconditions et ses postconditions, la mise au point à l'aide de jeux de tests, et l'usage des bibliothèques et de leur documentation.
Ce glissement est le vrai saut de l'année. En seconde, on écrit du code qui marche. En NSI, on écrit du code dont on peut expliquer pourquoi il marche, et qu'on sait tester avant de le livrer.
Le programme fixe une liste précise d'algorithmes à maîtriser :
Invariant et variant reviennent chaque année aux épreuves. L'invariant est ce qui reste vrai à chaque tour de boucle, le variant ce qui garantit qu'elle s'arrête. Savoir les énoncer sur un algorithme donné vaut beaucoup de points, et beaucoup d'élèves les découvrent trop tard.
Deux rubriques ouvrent le capot de la machine et du réseau.
Sur le Web, un point revient systématiquement en contrôle : la distinction entre les méthodes GET et POST et la question de la transmission chiffrée des données d'un formulaire. Ce sont aussi des notions qui servent bien au-delà du bac.
Enfin, l'histoire de l'informatique forme une rubrique transversale. Elle ne se traite pas en bloc : les repères, événements et personnages, se construisent au fil des sept autres rubriques.
Un élève entrant en première générale en septembre 2026 passe le baccalauréat à la session 2028. Les épreuves de juin 2027 sont des épreuves anticipées, comptées au titre de cette session 2028.
| Épreuve | Durée et coefficient | Date |
| Français, écrit | 4 h, coefficient 5 | mardi 15 juin 2027, 8 h-12 h |
| Mathématiques, épreuve anticipée | 2 h sans calculatrice, coefficient 2 | lundi 21 juin 2027, 8 h-10 h |
| Français, oral | 20 min, coefficient 5 | à partir du 21 juin, au plus tard le 9 juillet 2027 |
| NSI abandonnée en fin de première | Contrôle continu, coefficient 8 | moyenne annuelle de première |
| NSI conservée en terminale | Écrit 3 h 30 et pratique 1 h, coefficient 16 | juin 2028 |
Ces dates sont fixées par la circulaire du 24 août 2026, parue au Bulletin officiel spécial n° 2 du 25 août 2026.
Le piège classique. Croire que la NSI se réduit à savoir coder. L'épreuve écrite, qui pèse les trois quarts de la note, porte massivement sur la compréhension : expliquer un algorithme, justifier une complexité, énoncer un invariant, décrire un protocole réseau. Un élève qui programme bien mais ne révise jamais le cours plafonne autour de la moyenne. Le code s'entraîne, le cours s'apprend.
Eliott transforme ton cours de NSI en espace de révision personnalisé. Tu déposes le chapitre travaillé en classe, et tu récupères des fiches structurées, des flashcards pour les définitions qui tombent en contrôle, des QCM et des exercices ajustés à ton niveau. Sur une spécialité aussi dense, avoir huit rubriques rangées proprement change tout au moment des révisions.
Eliott ne donne pas la réponse toute faite. Sur un exercice de tri ou de dichotomie, il te guide par questions jusqu'à ce que tu trouves toi-même l'erreur dans ta boucle. L'objectif est l'autonomie : comprendre, structurer, progresser régulièrement. Et comme le programme de terminale s'appuie directement sur celui de première, ce qui est solide en juin prépare déjà l'épreuve du bac.
La NSI a une réputation de spécialité sélective. Elle est surtout cumulative : chaque rubrique s'appuie sur la précédente, et un retard pris en octobre sur les types construits se paie en février sur les dictionnaires. La régularité y compte davantage que le talent.
Bonne nouvelle pour cette rentrée : le programme de spécialité NSI en première pour l'année scolaire 2026-2027 est stable, et les ressources existantes restent valables. Seule l'épreuve terminale a évolué. Pour situer la NSI parmi les autres enseignements de l'année et comparer les spécialités, le programme complet de première générale pour l'année scolaire 2026-2027 donne la vue d'ensemble.
Non. L'arrêté du 17 janvier 2019 reste le seul texte applicable, et aucune refonte n'a été publiée. Ce qui a changé, c'est l'épreuve terminale, redéfinie par la note de service du 4 juillet 2025, applicable depuis la session 2026.
Non. Le programme part des constructions élémentaires et le seul prérequis réel est la SNT de seconde, qui reste introductive. En revanche, il faut accepter de pratiquer régulièrement : un quart de l'horaire annuel est consacré à des projets par groupes de deux à quatre élèves.
L'algorithmique, généralement. Non pas à cause du code, mais parce qu'elle demande de raisonner sur un programme plutôt que de l'écrire : prouver qu'une boucle se termine, énoncer un invariant, comparer deux tris. C'est aussi ce qui rapporte le plus de points à l'écrit.
Ta moyenne annuelle de première compte alors au baccalauréat en contrôle continu, avec un coefficient 8 sur 100. Rien n'est perdu, mais cela signifie que les notes de l'année comptent réellement, dès le premier trimestre.
Compte une heure hebdomadaire hors devoirs, répartie en deux séances : une pour relire et reformuler le cours, une pour coder. Coder sans revenir au cours est l'erreur la plus fréquente, et elle se voit immédiatement aux évaluations écrites.
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