L'enseignement scientifique de première générale garde son programme de 2023, mais la partie mathématiques intégrée bascule sur un texte neuf dès cette rentrée. Quatre thèmes, un projet expérimental, un coefficient 6 joué entièrement en contrôle continu.

Deux heures par semaine, trois disciplines mélangées, et un coefficient qui compte sans jamais passer d'épreuve. Le programme enseignement scientifique première générale 2026-2027 ne change pas cette année, mais la partie mathématiques qui l'accompagne, elle, bascule sur un texte neuf. Voici les quatre thèmes, le projet, et comment cette matière est notée.
| Repère | Ce qu'il faut retenir |
|---|---|
| Voie concernée | Première générale, enseignement du tronc commun, obligatoire pour tous |
| Horaire hebdomadaire | 2 heures, plus 1 h 30 de mathématiques intégrées pour les élèves sans spécialité maths |
| Texte de référence | Arrêté du 30 mai 2023, BO n° 25 du 22 juin 2023, qui a remplacé l'annexe de 2019 |
| Structure | 4 thèmes plus un projet expérimental et numérique |
| Évaluation | Contrôle continu, coefficient 6 sur le cycle terminal, aucune épreuve terminale |
| Ce qui change cette année | Le programme d'enseignement scientifique est inchangé, mais la partie mathématiques intégrée bascule sur le BO n° 14 du 2 avril 2026 |
Il faut distinguer deux choses que l'on confond souvent, et c'est précisément là que se joue la nouveauté de cette rentrée.
L'enseignement scientifique lui-même ne bascule pas. Le texte applicable reste l'annexe issue de l'arrêté du 30 mai 2023, publiée au BO n° 25 du 22 juin 2023 et entrée en vigueur à la rentrée 2023. Les quatre thèmes sont identiques à ceux de l'an dernier.
En revanche, le programme de mathématiques intégré à l'enseignement scientifique, celui que suivent les élèves qui n'ont pas pris la spécialité maths, change bel et bien. L'arrêté du 26 février 2026, publié au BO n° 14 du 2 avril 2026, remplace le texte de 2022 dès cette rentrée.
Ce nouveau programme s'organise autour de trois entrées thématiques et d'une partie transversale :
Une précision importante : cette heure et demie n'est pas une option de rattrapage. Elle prépare une épreuve qui compte, et son contenu diffère de celui de la spécialité.
Le premier thème remonte à l'origine des atomes. Trois entrées : un niveau d'organisation, les éléments chimiques, puis des édifices ordonnés, les cristaux, et enfin une structure complexe, la cellule vivante.
L'idée directrice est simple et assez belle : de l'atome forgé dans une étoile jusqu'à la cellule, on retrouve les mêmes briques réorganisées. C'est le thème où la chimie, la géologie et la biologie se parlent vraiment.
Quatre entrées ici : le rayonnement solaire, le bilan radiatif terrestre, la photosynthèse comme conversion biologique de l'énergie solaire, et la diversité des sources d'énergie utilisables par l'humanité.
C'est le thème le plus directement relié aux questions climatiques. Le bilan radiatif y occupe une place centrale : comprendre pourquoi la Terre se réchauffe suppose de savoir compter l'énergie qui entre et celle qui sort.
Trois entrées : la forme de la Terre, l'histoire de l'âge de la Terre, et la Terre dans l'Univers. On y croise Ératosthène, les débats sur la datation et les méthodes de mesure de l'âge des roches.
Ce thème plaît souvent aux élèves parce qu'il raconte comment on a su, pas seulement ce qu'on sait. La démarche scientifique y est le vrai sujet.
Attention au titre : depuis l'annexe de 2023, ce thème s'appelle « Son, musique et audition » et non plus « Son et musique, porteurs d'information ». Trois entrées : son et musique, le son comme information à coder, et entendre et protéger son audition.
| Thème | Nombre d'entrées | Disciplines dominantes |
|---|---|---|
| Une longue histoire de la matière | 3 | Chimie, SVT |
| Le Soleil, notre source d'énergie | 4 | Physique, SVT |
| La Terre, un astre singulier | 3 | SVT, physique |
| Son, musique et audition | 3 | Physique, SVT |
Un point à connaître : dans l'ancien texte, les professeurs pouvaient ne traiter que trois thèmes sur quatre. L'annexe de 2023 a supprimé cette souplesse et demande de traiter les contenus de chaque thème. Les sites qui annoncent encore le contraire sont périmés.
C'est la cinquième partie du programme, et elle est souvent oubliée dans les présentations. Elle représente une douzaine d'heures sur l'année.
Concrètement, tu mènes un projet en petit groupe : une mesure à réaliser, des données à acquérir, un traitement numérique à mettre en place, puis une restitution. L'objectif n'est pas de découvrir une loi nouvelle, mais d'apprendre à conduire une démarche du début à la fin.
Ce projet est évalué comme le reste, en contrôle continu. Il compte donc dans la moyenne qui alimentera ton baccalauréat, et c'est souvent une bonne occasion de remonter une note. Beaucoup d'élèves le sous-estiment parce qu'il ne ressemble pas à un devoir classique, alors qu'il est noté comme tel.
L'enseignement scientifique ne donne lieu à aucune épreuve terminale. Tout passe par le contrôle continu, sur les deux années du cycle terminal.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Coefficient total | 6 sur le cycle terminal |
| Répartition | 3 en première et 3 en terminale |
| Mode d'évaluation | Contrôle continu, moyennes annuelles |
| Épreuve terminale | Aucune |
| Épreuve anticipée de mathématiques | Lundi 21 juin 2027, 2 h, sans calculatrice, coefficient 2 |
Pour les élèves qui suivent les mathématiques intégrées, la note annuelle de première combine cette partie et le reste de l'enseignement scientifique, la pondération étant fixée par note de service. Vérifie auprès de ton établissement, car ce point a évolué.
L'épreuve anticipée de mathématiques, elle, est une épreuve de mathématiques et non d'enseignement scientifique. Les élèves sans spécialité maths y composent sur un sujet adapté, bâti sur le programme intégré.
Le piège classique. Traiter l'enseignement scientifique comme une matière de remplissage parce qu'il n'y a pas d'épreuve finale. C'est une erreur de calcul : avec un coefficient 6, il pèse autant que l'histoire-géographie ou que la LVA dans le baccalauréat. Et comme la note vient uniquement du contrôle continu, un trimestre bâclé ne se rattrape jamais complètement.
La difficulté de l'enseignement scientifique tient à son caractère hybride : trois disciplines, des professeurs différents, des notions qui se croisent d'un thème à l'autre. Avec Eliott, tu déposes ton cours et tu obtiens un espace de révision fidèle à ce qu'il a traité : une fiche par entrée, des flashcards pour les définitions, des quiz pour relier les notions.
Si tu suis les mathématiques intégrées, Eliott t'accompagne aussi sur ce programme neuf : entraînement à l'analyse d'information chiffrée, exercices guidés sur les évolutions et les indices, sans calculatrice comme le jour de l'épreuve. Et quand un exercice bloque, tu reçois l'étape suivante, jamais la réponse. C'est ainsi qu'on progresse en autonomie.
L'enseignement scientifique de première générale ne change pas de programme cette année, mais il mérite mieux que la réputation de matière secondaire qu'on lui prête. Quatre thèmes, un projet, un coefficient 6 entièrement joué en contrôle continu : chaque devoir compte réellement.
Et si tu n'as pas pris la spécialité maths, retiens que ton heure et demie de mathématiques intégrées suit un programme neuf depuis cette rentrée, avec une épreuve à la clé. Pour replacer cette matière dans l'ensemble de ton année, consulte notre guide du programme de première générale pour l'année scolaire 2026-2027.
Non pour l'enseignement scientifique lui-même, dont le texte de référence reste l'annexe issue de l'arrêté du 30 mai 2023. Oui en revanche pour la partie mathématiques intégrée, qui bascule sur un nouveau programme publié au BO n° 14 du 2 avril 2026, applicable dès cette rentrée.
Coefficient 6 sur l'ensemble du cycle terminal, réparti entre la première et la terminale. La note vient entièrement du contrôle continu : il n'existe aucune épreuve terminale d'enseignement scientifique. Chaque moyenne trimestrielle alimente donc directement le baccalauréat.
Deux heures hebdomadaires pour tous les élèves de première générale. Les élèves qui n'ont pas choisi la spécialité mathématiques suivent en plus une heure et demie de mathématiques intégrées, soit trois heures trente au total sur cette matière.
Oui. L'annexe de 2023 demande de traiter les contenus de chaque thème, alors que le texte antérieur permettait d'en laisser un de côté. Les ressources qui annoncent encore trois thèmes sur quatre se réfèrent à une version périmée du programme.
Des professeurs de sciences de la vie et de la Terre et de physique-chimie, qui se partagent les thèmes selon l'organisation de l'établissement. Pour la partie mathématiques intégrée, ce sont des professeurs de mathématiques. Plusieurs enseignants interviennent donc dans l'année.
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