La spécialité histoire des arts en première générale en 2026-2027 : les six thèmes du programme, les sorties culturelles obligatoires, les compétences attendues et l'évaluation au bac 2028.

Tu aimes les musées, l'architecture, le cinéma ou la musique, et tu te demandes ce qu'on étudie vraiment en spécialité histoire des arts ? Voici le programme de la spécialité histoire des arts en première pour l'année scolaire 2026-2027, en voie générale.
Au menu : les six thèmes, les attendus, les sorties culturelles obligatoires et l'évaluation au bac. Bonne nouvelle, le programme ne change pas cette année.
| Repère | Ce qu'il faut retenir |
|---|---|
| Niveau et voie | Classe de première générale, enseignement de spécialité (voie générale uniquement) |
| Année scolaire | 2026-2027, programme inchangé |
| Texte de référence | Arrêté du 17 janvier 2019, NOR MENE1901567A, BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019, en vigueur en première depuis la rentrée 2019 |
| Horaire | 4 h par semaine, 6 h en terminale |
| Contenu | 6 thèmes, tous traités dans l'année, sans liste d'œuvres imposée |
| Bac | Abandonnée en fin de première : contrôle continu, coefficient 8 ; gardée : épreuve terminale, coefficient 16 (session 2028) |
Le programme de première ne bouge pas. C'est toujours l'arrêté de janvier 2019, qui fixe le programme commun à la spécialité « arts » sous ses sept enseignements : arts plastiques, cinéma-audiovisuel, danse, histoire des arts, musique, théâtre et arts du cirque. Aucun texte publié en 2025 ou en 2026 ne le remplace au lycée.
La nouveauté porte sur l'épreuve de terminale. Une note de service du 11 septembre 2026 (NOR MENE2622657N, BO spécial n° 4 du 17 septembre 2026) redéfinit l'épreuve des spécialités artistiques à partir de la session 2027. Elle te concerne directement si tu gardes la spécialité en terminale : tu passeras ton bac à la session 2028, sous ce nouveau cadre.
Le programme ne suit pas un ordre chronologique. Il propose six thèmes, qui sont autant de façons de regarder une œuvre. Tous doivent être abordés dans l'année, dans l'ordre choisi par ton professeur.
| Thème | La question qu'il pose |
|---|---|
| 1. Les matières, les techniques et les formes | Comment une œuvre est-elle produite, unique ou reproduite en série ? |
| 2. L'artiste | Qui crée : un individu, un collectif, un anonyme ? |
| 3. Les lieux de l'art | Où l'art se montre-t-il : église, palais, musée, rue ? |
| 4. La réception de l'art | Comment le public reçoit-il les œuvres, hier et aujourd'hui ? |
| 5. La valeur économique de l'art | Qui paie, qui achète, comment fixe-t-on un prix ? |
| 6. La circulation des œuvres et les échanges artistiques | Comment les œuvres et les styles voyagent-ils ? |
L'histoire des arts n'est pas l'histoire de la peinture. Le programme impose une vraie diversité : au moins deux thèmes traités à partir des arts visuels, au moins un à partir de l'architecture ou du patrimoine bâti, au moins un à partir de la musique ou de la danse. Tu passes ainsi d'une cathédrale gothique à une affiche, d'un opéra à une installation contemporaine.
Contrairement à la terminale, la première n'a pas de programme limitatif. Ton professeur choisit les œuvres, souvent en lien avec le patrimoine de ta région. C'est une liberté, mais aussi une exigence : il faut construire ses propres repères, sans liste à apprendre par cœur. Ne confonds pas avec l'option histoire des arts de première, qui a son propre programme limitatif.
Au-delà des connaissances, le programme vise des compétences précises. Ce sont elles que l'on évalue.
Le premier savoir-faire, c'est de décrire et analyser une œuvre avec le bon vocabulaire. Pour un tableau : composition, lumière, couleurs, point de vue. Pour un bâtiment : plan, matériaux, élévation. Pour une musique : instrumentation, forme, tempo. L'objectif est de passer de « c'est beau » à une analyse argumentée.
Tu apprends ensuite à :
Ces compétences préparent directement l'épreuve de terminale, et plus largement le grand oral. Elles sont aussi très utiles pour les études supérieures en lettres, en architecture ou en communication.
C'est la grande originalité de cette spécialité : on n'étudie pas l'art seulement en photo. Le programme fixe des rencontres obligatoires avec les œuvres réelles.
Au cours de l'année de première, chaque élève doit :
Le programme prévoit aussi un projet collectif d'environ 15 à 20 heures, mené avec la classe. Il s'appuie souvent sur des partenaires : musées, services d'archives, théâtres, services du patrimoine, parfois liés au lycée par une convention. Visite guidée, rencontre avec un conservateur, réalisation d'une exposition : ces moments marquent souvent l'année.
Dernier point pratique : la spécialité n'est pas proposée dans tous les lycées. Elle dépend des enseignants disponibles et des partenariats noués avec les lieux culturels du territoire. Si elle t'intéresse, renseigne-toi auprès de ton établissement dès la seconde, ou consulte la carte des formations de ton académie.
Pour un élève de première en 2026-2027, tout se joue à la session 2028. Deux cas sont possibles :
| Situation | Évaluation | Coefficient |
|---|---|---|
| Spécialité abandonnée en fin de première | Contrôle continu, moyennes de première | 8 |
| Spécialité gardée en terminale | Écrit de 3 h 30 et oral de 30 min, en juin 2028 | 16 |
Si tu gardes la spécialité, l'écrit propose trois sujets au choix, dont au moins une dissertation et au moins une composition sur documents. L'oral de 30 minutes porte sur deux portfolios numériques : un exposé de 15 minutes maximum, puis un entretien. Écrit et oral comptent chacun pour moitié. En terminale s'ajoute un programme limitatif d'œuvres, fixé chaque année par note de service.
Les épreuves anticipées de fin de première te concernent aussi : français écrit le mardi 15 juin 2027, mathématiques le lundi 21 juin 2027, oral de français à partir du 21 juin 2027.
Le piège classique : penser que l'histoire des arts consiste à apprendre des dates et des noms d'artistes. Les correcteurs attendent surtout une analyse personnelle et argumentée, appuyée sur des œuvres précises. Mieux vaut connaître à fond quinze œuvres que survoler cent images.
Eliott transforme tes cours d'histoire des arts en espace de révision personnalisé. Tu prends en photo tes notes sur une cathédrale ou un tableau, et Eliott génère des fiches par œuvre, des flashcards de vocabulaire (perspective, élévation, polyphonie), des quiz et des exercices de comparaison. Tes révisions se structurent, thème après thème.
Tu prépares un oral ou une dissertation ? Le tuteur d'Eliott t'aide à construire ton plan et à clarifier ton argumentation, sans écrire à ta place. Tu progresses en autonomie, à ton rythme, avec un accompagnement bienveillant jusqu'au bac.
En 2026-2027, la spécialité histoire des arts de première garde son programme de 2019 : six thèmes, des œuvres choisies librement et des sorties culturelles obligatoires. C'est une spécialité exigeante mais ouverte, qui apprend à regarder, comparer et argumenter. La nouvelle épreuve de terminale s'appliquera à ta session 2028.
Pour voir toute ton année, consulte le programme de première générale pour l'année scolaire 2026-2027. Découvre aussi les autres enseignements artistiques : arts plastiques, cinéma-audiovisuel, musique et théâtre.
Elle demande surtout de la curiosité et de la rigueur d'écriture. Pas besoin de savoir dessiner ni de jouer d'un instrument. La difficulté est de passer de la description à l'analyse, et de mémoriser des œuvres précises. Avec des fiches par œuvre construites dès septembre, la plupart des élèves progressent vite.
Non, aucun prérequis n'est exigé. L'histoire des arts au collège donne quelques repères utiles, mais le programme de première repart des bases. Ce qui compte, c'est l'envie de découvrir des œuvres de tous les arts et de fréquenter les musées et les spectacles.
Une à deux heures en plus des cours suffisent. Mets à jour une fiche par œuvre étudiée, avec une image, le contexte et trois idées d'analyse. Une fois par mois, entraîne-toi à comparer deux œuvres de ton cours. Les visites personnelles comptent aussi comme du travail.
Licences d'histoire de l'art ou d'archéologie, écoles d'architecture, métiers du patrimoine et de la médiation culturelle, école du Louvre, classes préparatoires littéraires. Elle se combine bien avec HLP, HGGSP ou une langue. Elle développe aussi l'aisance à l'oral, utile partout.
En partageant des sorties culturelles : une exposition, un monument, un concert. Discuter ensuite de ce que chacun a vu aide beaucoup à construire un regard personnel. Encourager la régularité dans les fiches et s'intéresser au projet collectif de la classe fait aussi une vraie différence.
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