Sciences numériques et technologie, 1 h 30 par semaine pour tous les élèves de seconde générale et technologique. Les 7 thématiques du programme officiel, le bloc Python, les attendus de fin d'année et les pièges à éviter pour l'année scolaire 2026-2027.

Le programme de SNT en seconde 2026-2027 est souvent le premier contact d'un élève avec l'informatique vue de l'intérieur. Sciences numériques et technologie, 1 h 30 par semaine, pour tous les élèves de seconde générale et technologique.
Beaucoup arrivent en pensant qu'ils vont apprendre à se servir d'un ordinateur. Ils découvrent autre chose : comment Internet fonctionne, ce qu'un réseau social fait de leurs données, comment une photo devient un fichier.
| Niveau | Seconde générale et technologique |
| Année scolaire | 2026-2027 |
| Matière | Sciences numériques et technologie (SNT) |
| Statut | Enseignement commun obligatoire, pour tous les élèves |
| Horaire | 1 h 30 par semaine |
| Texte de référence | Arrêté du 17 janvier 2019, NOR MENE1901641A, BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019, applicable depuis la rentrée 2019 |
| Structure | 7 thématiques, plus un bloc transversal de programmation en Python |
| Examen | Aucune épreuve. Évaluation par le contrôle continu de seconde |
Rien, du côté du programme. La SNT continue de suivre l'arrêté du 17 janvier 2019, publié au BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019 et appliqué depuis la rentrée 2019. Les sept thématiques sont les mêmes qu'en 2025-2026.
C'est une précision qui a son importance, parce que d'autres matières de seconde basculent bel et bien cette année. Les mathématiques passent au nouveau programme des arrêtés du 26 février 2026, publiés au BO n° 14 du 2 avril 2026. Les langues vivantes régionales changent elles aussi de texte. Pas la SNT.
Une rénovation du programme de SNT a été évoquée par le ministère, mais aucun arrêté n'a été publié à ce jour. Tant qu'un texte n'est pas paru au Bulletin officiel, il ne s'applique pas. Le programme de 2019 reste donc la seule référence pour 2026-2027, et c'est sur lui que ton professeur construit son année.
Ce qui évolue, en revanche, ce sont les usages. Les professeurs actualisent leurs exemples chaque année : intelligence artificielle générative dans la thématique sur les données, désinformation dans celle sur les réseaux sociaux. Le cadre officiel ne bouge pas, les illustrations si.
Les trois premières thématiques forment un bloc logique. Elles répondent à une question que presque personne ne se pose : quand tu envoies un message, qu'est-ce qui se passe réellement entre ton téléphone et celui d'en face ?
Tu découvres ici les briques de base du réseau :
La grande idée à retenir : Internet ne transporte pas des messages entiers, il les découpe en paquets qui voyagent séparément et se réassemblent à l'arrivée.
Les activités classiques consistent à simuler un petit réseau, à observer une table de routage, à mesurer le chemin d'une requête. Tu croiseras aussi l'empreinte environnementale du réseau, qui revient souvent en évaluation.
Attention au piège de vocabulaire : le Web n'est pas Internet, c'est une application qui fonctionne dessus. Tu abordes le HTML et le CSS, les URL, le protocole HTTP, les hyperliens et le fonctionnement d'un moteur de recherche.
Les notions de droit d'auteur, de licence et de modèle économique des sites gratuits font aussi partie du programme. Beaucoup d'élèves créent une petite page en HTML à ce moment de l'année : c'est souvent le déclic.
Cette thématique est plus sociale que technique, et c'est ce qui la rend intéressante. Tu étudies les graphes de relations, la degré de séparation, le fonctionnement d'un algorithme de recommandation, la question des bulles de filtre.
Le programme aborde aussi le cyberharcèlement et les paramètres de confidentialité. Ce n'est pas un cours de morale : c'est une lecture technique de ce qui te tombe dessus tous les jours.
Deux thématiques traitent de la donnée, matière première du numérique. C'est souvent la partie la plus concrète du programme, et la plus utile pour la suite de ta scolarité.
Au programme de cette thématique :
L'objectif n'est pas de devenir analyste, mais de comprendre qu'une donnée isolée ne vaut rien et qu'une donnée croisée avec dix autres devient extrêmement parlante. Le stockage dans le cloud et la protection des données personnelles complètent le tout.
Ici, tu passes du côté des satellites : GPS et Galileo, principe de la trilatération, format de données NMEA, calcul d'itinéraire dans un graphe, cartographie collaborative avec OpenStreetMap.
Un exercice fréquent consiste à comparer deux itinéraires proposés par une application et à expliquer pourquoi ils diffèrent. Là encore, le programme ne s'arrête pas à la technique : il interroge la trace que laisse un déplacement enregistré.
Ce n'est pas une huitième thématique, c'est un bloc transversal qui traverse toutes les autres. Variables, types, affectations, boucles, conditions, fonctions, listes. Tu programmes en Python 3, en petits scripts. Personne ne te demande d'écrire un logiciel : on te demande de lire un programme, de le modifier, de comprendre ce qu'il produit.
Les deux dernières thématiques montrent que l'informatique a quitté l'ordinateur depuis longtemps.
Tu étudies la chaîne capteur, microcontrôleur, actionneur, à travers des exemples de la vie courante : une montre connectée, un système de chauffage, une voiture. Les activités reposent souvent sur une carte programmable. Le programme aborde la question de la sécurité de ces objets, régulièrement rappelée par l'actualité, et celle de leur autonomie énergétique.
Une photo est un tableau de pixels, et chaque pixel est un triplet de nombres. À partir de là, tout devient manipulable : passer une image en niveaux de gris, modifier son contraste, appliquer un filtre, le tout avec quelques lignes de code.
Tu découvres aussi les métadonnées EXIF, ces informations invisibles que transporte chaque photo, souvent y compris le lieu de la prise de vue. La comparaison entre argentique et numérique revient régulièrement en évaluation.
La SNT ne fait l'objet d'aucune épreuve d'examen. Elle est évaluée dans le cadre du contrôle continu de seconde et ses notes comptent dans la moyenne trimestrielle comme toute autre matière.
| Évaluation | Contrôle continu, aucune épreuve terminale |
| Formes fréquentes | Devoirs courts, exposés, productions numériques, mini-projets en binôme |
| Attendu principal | Savoir expliquer un mécanisme numérique avec le bon vocabulaire |
| Rendez-vous de l'année | Choix des spécialités de première au deuxième trimestre |
| Stage | Séquence d'observation en milieu professionnel en juin (15-26 juin en 2026) |
Un point à garder en tête : la SNT est la porte d'entrée vers la spécialité numérique et sciences informatiques de première. Ce n'est pas un prérequis officiel, mais si l'année te plaît, c'est un signal à écouter au moment du choix des spécialités.
Le piège classique. Croire que la SNT est une matière de culture générale qu'on peut réviser la veille. Le programme est court, mais il repose sur du vocabulaire technique précis : confondre Internet et le Web, protocole et adresse, donnée et métadonnée coûte des points à chaque évaluation. Les élèves qui s'en sortent le mieux sont ceux qui tiennent, dès septembre, un petit glossaire personnel des notions vues en cours.
La difficulté de la SNT, ce n'est pas le volume, c'est la dispersion : sept thématiques sans grand lien apparent et un vocabulaire nouveau à chaque séance. Avec Eliott, tu déposes ton cours et tu obtiens un espace de révision construit dessus : une fiche par thématique, des flashcards pour le vocabulaire, des QCM et des exercices Python.
Tu peux aussi poser tes questions au fil de l'année. Pourquoi un paquet emprunte-t-il tel chemin ? Comment un algorithme de recommandation choisit-il ce qu'il te montre ? Eliott t'explique le raisonnement au lieu de donner la réponse, et séance après séance tu gagnes en autonomie.
La SNT a mauvaise réputation auprès de certains élèves : peu d'heures, pas d'examen, un programme qui semble flotter entre plusieurs matières. C'est un malentendu. Sur 1 h 30 par semaine, tu acquiers une grille de lecture de ton environnement quotidien que peu d'adultes possèdent. Et cette grille de lecture, les évaluations la mesurent avec des attendus précis.
Prends le programme thématique par thématique, tiens ton glossaire à jour, et n'attends pas le deuxième trimestre pour te demander si le numérique t'intéresse vraiment : ce sera exactement le moment de choisir tes spécialités. Pour replacer la SNT dans l'ensemble de ton année, tu peux consulter notre programme complet de seconde générale et technologique pour l'année scolaire 2026-2027.
Oui. La SNT est un enseignement commun obligatoire pour tous les élèves de seconde générale et technologique, à raison de 1 h 30 par semaine. Aucun élève n'en est dispensé et aucune option ne la remplace. Elle figure au bulletin et compte dans la moyenne trimestrielle au même titre que les autres matières.
Non. Le programme part du niveau acquis en technologie et en mathématiques au collège, et le bloc Python reprend les bases : variables, boucles, conditions, fonctions. Si tu as déjà pratiqué Scratch en 3ème, tu retrouveras les mêmes idées avec une écriture différente. Les élèves partent globalement du même point.
Aucun. La SNT n'est évaluée que par le contrôle continu de seconde : devoirs courts, exposés, mini-projets. Comme il n'y a pas d'épreuve terminale, la régularité compte davantage que le bachotage. Une mauvaise série de notes se rattrape, mais mieux vaut ne pas laisser filer le vocabulaire technique.
Non. Le texte applicable reste l'arrêté du 17 janvier 2019, publié au BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019. Une rénovation a été annoncée, mais aucun arrêté n'est paru : tant qu'un texte n'est pas publié, il ne s'applique pas. En seconde, ce sont les mathématiques et les langues vivantes régionales qui changent de programme cette année.
Vingt à trente minutes suffisent si elles sont régulières. Relis le cours de la semaine, ajoute les nouveaux termes à ton glossaire, refais un script Python vu en classe. C'est peu, mais cette régularité évite d'avoir à tout réapprendre avant une évaluation, ce qui est le vrai piège de cette matière.
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