Six questionnements, une heure trente par semaine, un programme inchangé en 2026-2027 : le contenu réel des sciences économiques et sociales en seconde générale et technologique, les attendus de fin d'année et les rendez-vous de l'année.

Ton enfant entre en seconde et découvre une matière dont personne ne lui a parlé au collège. Le programme de SES en seconde pour l'année scolaire 2026-2027 tient en six grandes questions, une heure trente par semaine, en enseignement commun pour toute la seconde générale et technologique.
Voici ce que ce programme contient vraiment, ce qu'on attend en fin d'année, et comment s'y prendre sans y passer tous ses week-ends.
| Niveau et voie | Seconde générale et technologique, enseignement commun obligatoire |
| Horaire hebdomadaire | 1 h 30 par semaine sur l'année |
| Texte de référence | Arrêté du 17 janvier 2019, Bulletin officiel spécial n° 1 du 22 janvier 2019, applicable depuis la rentrée 2019 et toujours en vigueur en 2026-2027 |
| Structure | 6 questionnements : 1 d'introduction, 2 de science économique, 2 de sociologie et science politique, 1 en regards croisés |
| Évaluation | Contrôle continu de l'établissement, aucune épreuve nationale |
| Ce qui change cette année | Rien sur le programme lui-même. L'enjeu se déplace sur le choix des spécialités de première |
Commençons par la bonne nouvelle : les SES ne basculent pas. Le programme reste celui de l'arrêté du 17 janvier 2019, publié au Bulletin officiel spécial n° 1 du 22 janvier 2019. Aucun nouveau texte n'a été publié pour la seconde.
C'est utile à savoir, parce que d'autres matières bougent à cette rentrée. En seconde générale et technologique, ce sont les mathématiques et les langues vivantes régionales qui appliquent un nouveau programme en 2026-2027. Les SES, elles, restent sur un texte stable depuis sept ans, avec des ressources et des annales largement disponibles.
Le vrai changement de l'année n'est donc pas dans le programme, il est dans le calendrier de ton enfant :
Le programme s'ouvre par un questionnement d'introduction, Comment les économistes, les sociologues et les politistes raisonnent-ils et travaillent-ils ?. Il pose la méthode avant le contenu : on observe, on mesure, on modélise. Ne le survole pas, il revient toute l'année.
Ici, ton enfant apprend à distinguer les trois grands producteurs - entreprises, administrations publiques, économie sociale et solidaire - et à comprendre ce que mesure la valeur ajoutée. C'est le premier contact avec le PIB et avec ses limites : il ignore le travail domestique, il ne dit rien des inégalités, il compte les dégâts environnementaux comme de la production.
Les élèves calculent, aussi. Taux de variation, pourcentage de répartition, lecture d'un tableau de l'Insee. Beaucoup découvrent à ce moment-là que les SES sont une matière où l'on manipule des chiffres.
C'est le chapitre le plus abstrait de l'année, et souvent celui qui décroche le plus d'élèves. Offre, demande, prix d'équilibre, effet d'une taxe : tout passe par des courbes qu'il faut savoir lire, tracer et commenter.
Le conseil qui marche : redessiner soi-même le graphique à la main avant chaque évaluation, plutôt que de le relire dans le cours. Une courbe qu'on a tracée trois fois, on ne l'oublie plus.
La deuxième moitié du programme change complètement de regard. On ne raisonne plus en prix et en quantités, mais en socialisation, en normes et en comportements collectifs.
Le chapitre porte sur la socialisation : la famille, l'école, les groupes de pairs, les médias. Les élèves y découvrent que les goûts, les manières de parler, même les métiers envisagés, varient selon le milieu social et le genre.
C'est souvent le chapitre préféré des élèves, parce qu'ils s'y reconnaissent. C'est aussi celui où l'on confond le plus facilement l'exemple personnel et l'argument sociologique. Un souvenir de famille n'est pas une preuve : il illustre, il ne démontre pas.
Institutions de la Cinquième République, types de scrutin, partis politiques, participation électorale. Le programme demande de comprendre pourquoi un scrutin majoritaire ne donne pas la même assemblée qu'un scrutin proportionnel, et d'analyser l'abstention selon l'âge et le diplôme.
| Domaine | Ce qu'il faut savoir faire |
| Science économique | Lire et interpréter un graphique d'offre et de demande, calculer un taux de variation, discuter les limites du PIB |
| Sociologie | Identifier les instances de socialisation, expliquer une différence de comportement par le milieu social ou le genre |
| Science politique | Distinguer les modes de scrutin, caractériser la participation politique et ses variations |
| Regards croisés | Relier diplôme, emploi et salaire à partir de données chiffrées |
Le dernier questionnement, Quelles relations entre le diplôme, l'emploi et le salaire ?, fait dialoguer les deux disciplines. Il tombe souvent en fin d'année, au moment exact où les élèves choisissent leurs spécialités. Le hasard fait bien les choses.
On y montre que le diplôme protège du chômage et élève le salaire, mais qu'il ne suffit pas : l'expérience, le secteur d'activité et le capital social comptent aussi. Les données mobilisées viennent de l'Insee et de la Dares.
Le programme comporte enfin une rubrique transversale d'objectifs d'apprentissage sur les données quantitatives et les représentations graphiques. Elle n'est pas un chapitre, mais elle est évaluée dans tous les devoirs. Concrètement, ton enfant doit maîtriser :
Il n'y a aucune épreuve nationale de SES en seconde. L'évaluation est entièrement organisée par l'établissement : devoirs sur table, études de documents, parfois un exposé ou un travail de groupe.
Deux rendez-vous structurent malgré tout l'année scolaire 2026-2027 :
| Rendez-vous | Période | Ce qui se joue |
| Choix des spécialités de première | Deuxième trimestre | Les vœux se formulent en conseil de classe. La spécialité SES est l'une des plus demandées de la voie générale |
| Séquence d'observation en milieu professionnel | Juin, sur deux semaines (du 15 au 26 juin en 2026) | Stage d'observation obligatoire, souvent relié au cours de SES |
En fin d'année, un élève qui suit doit savoir définir les notions du programme, mobiliser un document statistique et construire un raisonnement en trois temps : constat, explication, nuance.
Le piège classique. Apprendre les SES comme de l'histoire, c'est-à-dire en récitant des définitions. En seconde, une définition seule ne rapporte presque rien. Ce qui est évalué, c'est la capacité à utiliser la notion sur un document qu'on n'a jamais vu. Un élève qui connaît par cœur la définition de la valeur ajoutée mais qui ne sait pas la calculer sur un tableau perd les trois quarts des points.
Eliott part du cours réel de ton enfant, pas d'un programme générique. Une photo du cahier ou du polycopié suffit : l'application en tire un espace de révision personnalisé avec une fiche synthétique, des flashcards sur les notions, un QCM et des exercices calibrés sur les six questionnements du programme de seconde.
C'est particulièrement utile en SES, où la difficulté est moins de retenir que de savoir appliquer. Eliott propose des exercices de lecture de données - taux de variation, pourcentages de répartition, commentaires de graphique - et accompagne la résolution pas à pas sans donner la réponse.
Ton enfant cherche, se trompe, recommence, et finit par comprendre ce qu'il fait. C'est exactement ce que les professeurs attendent en fin de seconde.
Les SES en seconde ne sont pas une matière difficile, elles sont une matière nouvelle. Six questionnements, une heure trente par semaine, un programme stable en 2026-2027 : le cadre est clair. Ce qui fait la différence, c'est la régularité. Vingt minutes par semaine à refaire un calcul ou à redessiner une courbe valent mieux que trois heures la veille du devoir.
Et si ton enfant hésite encore sur ses spécialités, cette année est faite pour ça : elle sert à tester, pas à trancher tout de suite. Pour voir comment les SES s'articulent avec les autres matières de l'année, le programme complet de seconde générale et technologique pour 2026-2027 donne la vue d'ensemble, horaires compris.
Oui. Depuis 2019, les sciences économiques et sociales font partie de l'enseignement commun de la seconde générale et technologique, à raison de 1 h 30 par semaine. Tous les élèves les suivent, qu'ils envisagent ou non la spécialité SES en première.
Non. Le texte applicable reste l'arrêté du 17 janvier 2019, publié au Bulletin officiel spécial n° 1 du 22 janvier 2019. En seconde, les matières qui basculent sur un nouveau programme à cette rentrée sont les mathématiques et les langues vivantes régionales.
Entre vingt et trente minutes en dehors des cours suffisent, à condition de s'y tenir. L'essentiel est de refaire les calculs vus en classe et de relire ses graphiques, plutôt que de relire passivement le cours la veille d'un devoir.
Pas du tout. Le programme demande des pourcentages, des taux de variation et des moyennes, rien de plus. Un élève en difficulté en mathématiques peut très bien réussir en SES : ce sont les mêmes outils que ceux du collège, appliqués à des données réelles.
En lui demandant d'expliquer un graphique de son cours à voix haute. Cette reformulation révèle immédiatement ce qui n'est pas compris, sans que le parent ait besoin de connaître la matière. C'est la méthode la plus efficace et la moins coûteuse en temps.
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